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samedi 22 novembre 2014

Harry Dickson – La Maison Borgne – Brice Tarvel & Christophe Alvès

Dernier de la « trilogie » de ces billets de lecture – mais pas le moindre – voilà le renouveau de Harry Dickson en BD sous la houlette de Brice Tarvel en scénariste.

Acquis lors de la dédicace conjointe avec Romain D'Huissier et Simon Sanahujas il y a quelques semaines de cela à Reims, j'ai pris le temps avant de déguster cet opus.

Si vous suivez un peu mes pérégrinations « écritoriennes » – oui, je sais, ce n'est pas français, mais tant pis, na ! – vous devez savoir à quel point les détectives de l'étrange me sont chers.

Bref, je profite d'un après-midi de calme pour m'installer dans mon canapé et déguster cette histoire.

Je suis la genèse de cet album depuis longtemps via la page Facebook de Brice, et j'ai tout de suite accroché au style graphique. Tout comme Peter Jackson a su, à travers Ian Mc Kellen, trouver la parfaite représentation de Gandalf, ici, c'est pareil : Christophe Alvès a donné vie à Harry Dickson de la meilleure façon qui soit. Je possède une autre série de BD autour du Sherlock Holmes américain, et je n'ai réussi qu'à lire le premier opus, le trait de crayon m'ayant découragé.

L'ouvrage est magnifique : une belle BD grand format, épaisse, papier glacé. Un très bel objet, digne de figurer dans n'importe quelle BDthèque.

L'histoire, maintenant : Sans vous en déflorer les tenants et les aboutissants, sachez que, comme à son accoutumée, Harry va se retrouver devant une affaire bien étrange, durant laquelle il aura besoin de toute l'aide de son jeune aide, Tom Wills, pour la débrouiller.

On y trouve, pêle mêle : des fantômes, une maison étrange, de la possession, des morts violentes...
Tout ce qui fait le charme d'une aventure de H. Dickson, en fait.

Les pérégrinations des deux protagonistes se suivent sans peine, et la BD se lit du coup d'un trait.
Une belle aventure du Sherlock Holmes américain, joliment mise en scène par un dessinateur de talent et scénarisée avec passion par un Brice Tarvel dont on sent l'amour pour le personnage resurgir à chacune de ses répliques.

jeudi 20 novembre 2014

Manhattan Ghost – Philippe Ward & Mickaël Laguerre

Philippe Ward m'a fait le plaisir de m'envoyer un exemplaire dédicacé de son Fantôme il y a quelques jours de cela.

Cet après-midi, je m'y suis plongé.

Je savais que Philippe était tombé amoureux de la Grosse Pomme. Mais je ne pensais pas qu'il lui vouait une passion si intense. Cette passion, cette « fusion » même, se ressent à travers toutes les pages de l'ouvrage.

Quand Philippe écrit sur New York, on sent qu'il y met toutes ses tripes, toute son envie. Qu'il espère, à travers ses mots, faire partager cet amour qu'il a développé pour la ville qui ne dort jamais.

Il n'est pas le seul à nous immerger dans ce New York. Son fils est le storyboarder de ce récit. De magnifiques photos de la tentaculaire ville accompagnent chaque chapitre de l'ouvrage, représentatives du lieu de l'action.

Je suis loin d'être un pro en photographie, mais les clichés sont superbes. On sent, là aussi, qu'ils ont été pris avec amour et qu'ils cherchent, à chaque fois, à sublimer l'instant capturé.

Un double voyage s'offre à vous, donc, pictural et littéraire.

Le littéraire, justement ? Qu'en est-il ?

Durant le récit, nous empruntons le pas d'une flic de N.Y., dont la passion contrariée pour la musique ne s'est vraiment jamais estompée.
Suite à un événement particulier, elle se trouve impliquée dans une affaire comme nulle autre.
Elle ne ressortira pas indemne de ce voyage.

Sans vous en dire plus sur l'histoire, elle se lit facilement (d'une traite pour ma part), et nous amène à croiser le chemin de certaines personnes parmi les plus importantes de la musique contemporaine.

Alors, pour découvrir à qui Lisa va venir en aide, laissez-vous emporter par Manhattan Ghost.

lundi 10 novembre 2014

Les Vestiges de l'Aube – La Bande dessinée

Il y a quelques semaines de cela maintenant j'ai eu l'énorme chance de rencontrer, lors de l'édition 2014 du salon Interpol'art de Reims, David S. Khara. Je pense revenir d'ici peu sur les qualités de l'homme en lui-même (parce qu'il en est bardé) mais ce n'est pas le propos de ce modeste billet.

Outre les quelque 30 minutes passées à deviser ensemble, il m'a fait le plaisir de m'offrir le premier tome des Vestiges de l'Aube en bande dessinée, sorti chez Dargaud.
Avant toute chose, je n'ai pas – encore – lu le roman éponyme dont cette bande dessinée est tirée (mais Sélène l'ayant dans sa bibliothèque, ça ne saurait tarder :p). Je me garderai donc de faire la moindre comparaison avec ce dernier.
Cette précision étant faite, passons au « vif » du sujet.

jeudi 6 novembre 2014

De l'influence du Maître Lovecraft

Je pense inévitable, lorsque l'on se lance dans la grande aventure de l'écriture, de chercher des repères parmi les auteurs qui nous ont marqués durant nos lectures. Je ne déroge pas à la règle.

Si vous tournez un tant soit peu autour de ce blog, vous devez savoir, sinon je vous l'apprends, que Howard Philips Lovecraft est l'auteur qui m'a le plus fasciné durant mon adolescence. D'autres m'ont passionné (et me passionnent encore), mais lui exerce sur moi un véritable envoûtement.

Pourquoi ? Difficile à dire comme ça, même avec plus de vingt ans de recul. C'est un mélange de tout, je suppose : l'univers qu'il décrit, son style, si particulier, la sensation de malaise et de terreur que l'ont peut ressentir après avoir terminé un de ses textes où l'on se dit "Et si c'était possible ?"

Quoi qu'il en soit, Lovecraft et son Mythe de Cthulhu sont devenus mes compagnons de voyage à chaque fois que je me mets devant mon clavier pour coucher quelques mots. Dès lors, la tentation de vouloir faire comme lui est grande...

mardi 28 octobre 2014

De AD&D à Jack l'Éventreur – Où comment je dois remercier Gary Gygax

"Le voyage commence"

C'est aux alentours de 1983 que je découvre les Jeux de Rôles à travers le sublime AD&D du défunt Gygax. Le JdR, c'est du théâtre, de la mise en situation. Un dialogue, un échange permanent entre les joueurs et le maître du jeu. Pour un adolescent introverti comme je l'étais à l'époque, c'était une vraie gageure, d'autant que, très vite, le rôle de Dungeon Master m'est devenu évident. Il me fallait passer au-delà de ma timidité afin de raconter des histoires, et non plus les subir.

Alors, comme tout débutant, la tentation a été facile de se réfugier derrière des archétypes éculés et de résumer la narration à des jets de dés derrière un paravent. Et j'avoue – sans honte – que je me suis laissé aller à cette évidence.

Combien de Nains grognons, de Hobbits rieurs, d'Elfes efféminés et délicats mes joueurs ont pu rencontrer ! Des wagons ! Et ça m'allait bien, pendant un temps.
Jusqu'au moment où j'ai eu envie d'écrire mes propres histoires. Prendre un papier et un crayon, se mettre devant une feuille blanche pour écrire le destin de ses joueurs, ça change tout. D'autant que m'est revenue, à ce moment, la phrase du Maître qui disait :

lundi 27 octobre 2014

Barry Barrison – Du hasard à la passion

Si vous suivez un tant soit peu mon actualité (je sais, c'est vaniteux et de penser que certains puissent s'intéresser à ce qui sort de mon cerveau, mais bon c'est une autre histoire), le nom de Barry Barrison ne doit pas vous être totalement inconnu. D'un personnage complètement anecdotique, pioché au hasard parmi une foule d'autres, je me suis retrouvé avec un compagnon d'écriture qui m'a suivi pendant huit mois de ma vie. Comment ? Je vais vous expliquer.


Tout a commencé en 2012. J'ai eu la chance, pour la seconde fois, d'avoir été approché par Romain d'Huissier et Julien Heylbroeck, les deux anthologistes qui codirigent Dimension Super Héros chez Rivière Blanche. À cette occasion, ils ont eu la gentillesse de me renouveler leur confiance pour le second opus à sortir. Flatté, je me suis donc de nouveau plongé dans le vaste univers de personnages disponibles dans le catalogue d'HEXAGON. Mais je me suis retrouvé confronté assez vite à un problème de taille : autant je suis client des super héros en tant que lecteur (BD) ou spectateur, autant je ne me sentais pas de m'embarquer dans l'écriture d'une histoire qui mette en place des personnages bardés de super pouvoirs, qui déclenchent des conflits à l'échelle cosmique d'un claquement de doigts. La première année (en 2011 donc) mon choix s'était porté sur l'agent sans nom, qui est un mélange de Bond, Bourne, et autre Lupin. J'avais évité l'écueil une première fois, je n'étais pas convaincu d'y parvenir une seconde.
Et puis, à force de passer en revue cette impressionnante galerie de personnages, j'ai fini par tomber sur ce Barry Barrison. La page web qui lui est consacrée est assez vide, comparée à certaines autres, et, pour seules infos, quelques images scannées, tirées des comics, et cette tagline assez sibylline et qui pourtant m'a accroché l'œil :

lundi 20 octobre 2014

De l'art – Ô combien difficile – de la traduction...

S'il y a bien un sujet délicat à aborder sur les sites/forums communautaires, c'est bien celui de la traduction de nos jeux préférés. Pourquoi donc ? Parce qu'il y a toujours deux camps. Ceux qui ne jurent que par la VO, et ceux qui préfèrent le français. Et, bien souvent, ces deux camps ont du mal à cohabiter l'un avec l'autre sans que cela parte en pugilat.
À quoi sont dues ces tensions récurrentes autour des traductions ? Pas facile à analyser de manière sereine.
Upstalk ? Haricot ? Coco ?
L'anglais et le français sont deux langues bien différentes, c'est un fait. Ce qui est évident en anglais ne l'est pas forcément en français – et inversement.  Prenons par exemple un des derniers datapacks de Netrunner, sorti en France il y a quelques semaines. Upstalk est devenu Sur le Haricot. Hérésie, « foutage de gueule », ou simple logique ?
Upstalk est une expression anglaise pour laquelle il n'existe pas de traduction littérale immédiate. Alors, dans ce cas, comment fait-on ? Décomposer le mot pour essayer de trouver un sens (ici up et stalk) et de trouver un mot/expression qui colle, sortir du terme original et inventer une traduction ou chercher dans le background du jeu pour essayer de coller au thème ?

vendredi 22 août 2014

Ben putain, t'étais passé où ?

 Dans ton cul, diraient certains esprits taquins.

Non, en fait. Déjà, je ne suis pas assez souple, et puis bon, j'ai autre chose à foutre :).

C'est d'ailleurs pour ça que le blog n'a pas été alimenté depuis pas mal de temps. La surcharge de travail et pas mal de changements. 

Médkoitukoze ?


Pour ceux qui ne le sauraient pas (et je pense que c'est la majorité), j'ai l'énorme chance de bosser en free-lance pour EDGE depuis quelques semaines. C'est une sorte de consécration pour moi. En effet, depuis que j'ai décidé de reprendre ma vie professionnelle en main, c'est ce que je voulais faire : bosser dans le monde du jeu. Et, j'avoue, travailler pour un des plus grands éditeurs de jeu en France est une chance incroyable. D'autant que j'y côtoie des univers ludiques qui sont ceux que j'apprécie depuis longtemps : Netrunner, Star Wars, Descent pour n'en citer que trois (et vu la gamme de jeu d'EDGE, ce n'est qu'une toute petite minorité).

Il est difficile de décrire précisément le sentiment que cela me procure. De la joie, certes, mais, c'est aussi une putain de responsabilité que d'avoir « sur les épaules » la responsabilité de telle ou telle VF. Et je puis vous assurer que ce n'est pas aussi facile qu'il y paraît quand on est à l'extérieur. Les contraintes sont multiples (facteur temps, quantité, etc.). Et puis, les erreurs. Ah, putain, les erreurs, les contresens, les « kiki » et autres billevesées. Sérieusement, moi qui aie commencé la traduction de mon premier texte la fleur au fusil, je vous garantis que maintenant je serre les fesses et que mon Harrap's n'est jamais très loin.

Ouaip, on ne s'improvise pas traducteur. C'est un métier, et ça s'apprend. Alors, j'apprends (de mes erreurs), mais j'ai la chance d'avoir rencontré des gens de chez Edge (Sandy, Stéphane, Nicolas) qui sont là pour soutenir plutôt que d'enfoncer. Et c'est rare. Évidemment,  ma Sélène n'est jamais très loin, elle non plus, et est la première à se foutre de ma tronche si je me chie sur un truc :).

mardi 15 avril 2014

Gravity ? Non, retour sur Terre

Septembre 2013. Date du dernier article sur le blog. Depuis, silence total. Comme si l'auteur était perdu... Dans l'espace, ou ailleurs.

Et bien il n'en est rien. Même si la fin d'année 2013 n'a pas été des plus simples, 2014 s'annonce sous des augures bien meilleurs. Je vous ferai grâce des péripéties personnelles.

Bref, concentrons nous sur l'essentiel.

Il y a des moments dans la vie où il faut prendre le taureau par les cornes, et emprunter un chemin qui, même s'il n'est pas forcément facile, promet un futur meilleur que celui qui semblait tout tracé.
C'est ce que j'ai décidé de faire. Alors, plutôt que de paraphraser ce que j'ai pu dire sur Facebook il y a quelques jours, je vais recopier le statut.




Après 21 ans de bons et loyaux services auprès d'une entreprise qui, à part me limer le fion à de nombreuses reprises, ne m'a jamais rien apporté, je tire ma révérence envers la FNAC.
Je le fais sans amertume, sans remords ni regrets. J'ai 44 ans et, si je dois changer de vie professionnelle, c'est maintenant, et pas dans 10 ans.
Alors, qu'est ce que je vais faire, pour les deux du fond qui suivent et qui font semblant de s'intéresser à ce qui m'arrive ?
Et bien c'est simple, en théorie.
Je vais faire ce que j'ai toujours eu envie de faire : jouer. Enfin, non, pas jouer, mais travailler pour le monde du jeu.
Le jeu, que ce soit le jeu de société, le jeu de rôle, ou autre.
J'ai toujours aimé jouer. Et, aujourd'hui, je me sens l'esprit encore plus ludique qu'il y a 20 ans. J'achète, je joue – peu encore je l'avoue – mais je joue.
Et, quand j'achète un jeu et que je lis les règles, bien souvent je peste contre les imprécisions, les fautes d'orthographe, les erreurs de syntaxe.
Quand il s'agit d'une traduction, combien de fois je me rends compte que c'est approximatif.
Alors voilà. J'ai envie, comme l'on fait Tric TracMonsieur Phal et le Docteur Mops, que le jeu, en France, continue à connaître l'essor qu'il est en train de vivre.
Parce que jouer avec des "vrais gens", et se payer une bonne tranche de rigolade entre amis, il n'y a rien de mieux pour se remonter le moral.
Alors, autant le faire quand les règles/textes sont expurgés d'un maximum de fautes.
Je vous tiendrai au courant de l'évolution de ma reconversion.
D'ores et déjà, je vais passer le TOEIC et suivre une formation d'anglais, sur un an pour parfaire mon anglais et pouvoir faire de la traduction de manière légitime.
Je vais créer une entreprise et travailler pour mon compte.
Je vais monter un site internet pro.
Bien évidemment, je n'oublie pas – au contraire – mes écrits.
Que cela soit pour Rivière Blanche, qui m'a fait l'honneur de me faire confiance pour Barry Barrison, les Fragments d'Imaginaires ou Mythologica et Thomas Riquet, ou Run4games via Ludo Ludiworld, je vais multiplier textes et articles sur divers sujets.

C'est clair et concis, non ?
En clair, j'en suis où ?

lundi 30 septembre 2013

Houston a été retrouvé !

Contrairement à ce qui aurait pu être craint, le vaisseau ne s'est pas égaré dans l'espace (contrairement à l'excellent Gravity qui va sortir prochainement sur nos écrans).
Bref, tout ça pour dire qu'effectivement, je n'ai pas trop chômé.

Entre la fin du dernier texte de Barry Barrison et maintenant, il s'est passé quoi ?

C'est simple :

  1. Un nouvel article pour les Fragments d'Imaginaire qui traite, justement, de Barry, de sa génèse, de sa construction et de ses histoires.
  2. Un troisième article pour Mythologica a été publié. Comme les deux premiers, il traite de Netrunner. Ce dernier article quitte l'introduction au jeu et devient un tout petit peu plus "poussé". Mais rien d'insurmontable.
  3. Il y avait un Appel à Textes qui me faisait de l'oeil depuis pas mal de temps. Mais faute de temps (et de Barry) je n'avais pas pris le temps de m'y consacrer. Je me suis lancé le défi de boucler ce texte en une semaine. C'est fait ! Ce texte (Fou. Mais pas Roi) vient de partir chez Griffe d'Encre pour leur appel à textes Zombies, dont l'échéance était... ce soir !
(Les articles pour ces deux sites sont accessibles directement dans un petit menu sur la colonne de gauche du blog).

Le futur ? Il est simple.

lundi 9 septembre 2013

Houston à la base ?...

C'est la question légitime qui pourrait se poser. Le dernier billet date de Juin.

Que m'est-il arrivé, durant tout ce temps ? Rien de bien grave. Juste les vacances et un sérieux coup de relâchement. Juillet et Août sont des mois où la procrastination est plus facile encore.

Mais, malgré tout, c'est la rentrée, l'heure d'un petit bilan et des perspectives à venir.


La première nouvelle (et la plus importante) est la fin de la rédaction du recueil autour de Barry Barrison. J'ai achevé hier le dernier texte (qui m'a posé quelques soucis je l'avoue) et, après d'ultimes corrections, s'en va aller rejoindre monsieur Philippe Ward, grand Gourou (avec Jean Marc Lofficier) de Rivière Blanche pour un avis. Il ne restera plus ensuite qu'à passer par une dernière salve de retouches avant d'attendre la parution en 2014 (premier trimestre, à priori).
C'est donc la fin d'un aventure et le début d'une autre pour le manuscrit.
Mais ce ne sera pas une fin définitive. J'ai déjà d'autres idées autour de Barry, et je sais que je reviendrais (assez vite je pense) autour de ce personnage – si le livre rencontre un minimum de succès, s'entend –.


Durant ces mois, j'ai, en parallèle de la rédaction de Barry, été sollicité par les Fragments d'Imaginaires à plusieurs reprises, afin de collaborer avec eux.
Je tiens à les en remercier ici une fois de plus, cette collaboration, axée autour du respect et de la sympathie, étant un pur bonheur.
Aujourd'hui, sont parus :

Je trouve remarquable qu'une plate-forme telle que celle-ci donne sa chance à d'illustres inconnus (dont je suis) et leur "laissent les clef" pour rédiger quelques articles. Comme quoi, il faut encore croire en la générosité d'autrui.

Dans le même temps, j'ai eu la chance d'être accepté au sein du comité de rédaction de la revue Mythologica. L'accueil de Thomas Riquet a été là aussi d'une courtoisie exemplaire.
Je prépare une séries d'articles autour du jeu Androïd : Netrunner, dont le premier est prêt et le second ne saurait tarder.
Je vais essayer de faire quelque chose qui permette autant de débroussailler l'univers pour le néophyte que de faire des articles de fond un peu plus consistants. J'ignore encore la fréquence de parutions, mais, de mon côté, j'ai de quoi écrire...

Enfin, d'un point de vue purement personnel, j'ai de nombreux projets.
Dans le désordre :
  • Terminer la Main Sanglante
  • Un texte de Chevalerie Chinoise
  • Une histoire autour de Jack l’Éventreur
  • Un texte articulé autour d'une Ghost Lamp
  • Barry
Et d'autres idées, encore qui ne sont qu'à l'état de post-it dans un coin.

Mais il sera bien temps d'en reparler en temps et en heure...

dimanche 17 mars 2013

Maxime Chattam

Parce que pour bien écrire, il faut lire, et beaucoup !

C'est une évidence. Lire ce que les autres écrivent, s'imprégner de leurs styles, repérer des astuces d'écriture, étendre ses connaissances, découvrir de nouveaux auteurs.
Autant de raisons qui sont de la logique pure.
Donc je lis. De plus en plus.

Il y a quelques semaines, j'ai fini un diptyque d'un auteur français dont je n'avais encore rien lu auparavant : le Sieur Maxime Chattam.

Ce que je connaissais de lui, par oui dire, c'était qu'il était prétentieux, vaniteux, qu'il faisait des phrases trop longues, qu'il avait des idées abracadabrantesqes, qu'il s'évertuait à placer ses intrigues aux US au lieu de la France, etc...

Pour Noël, ma petite femme m'offre en BD le premier album de la Trilogie du Mal. Je dévore le truc en 45mn chrono.

Du coup, j'achète Leviatemps.

Plantons le décor : on est à Paris, en 1900. L'exposition universelle vient d'ouvrir et la ville est le centre du monde.
Chattam décrit un Paris plus vrai que nature. Lorsque les protagonistes se promènent dans l'expo, on a l'impression d'y être. Il est évident que l'auteur s'est particulièrement documenté pour bien maîtriser son sujet.

Que nous raconte Leviatemps ?

Un jeune écrivain en manque d'inspiration du nom de Guy de Timée fuit sa femme et sa famille pour se réfugier dans un bordel, espérant ainsi que l'inspiration revienne et qu'il puisse, enfin, écrire "le" livre.

Une fille du Boudoir de Soi est découverte assassinée et affreusement mutilée devant l'entrée du bordel.

Troublé par la violence et la rage qui ont conduit l'assassin à laisser sa victime dans cet état, Guy décide de le rechercher pour le trouver, la police semblant se désintéresser (ou vouloir étouffer) l'affaire.

S'ensuit alors une plongée assez vertigineuse dans la fange humaine et les tréfonds de la violence. Tout au long de l'intrigue, Guy va nous emmener dans une "balade" dans Paris, pour le pire.... et le pire.

Le style est simple et fluide. Les pages défilent, l'intrigue avance, l'étau se resserre.
Jusqu'au final. L'histoire s'achève alors sur la découverte de coupable. Classique mais efficace.


Le lendemain, j'achète la suite (écrite un an plus tard).

Même personnage, exilé de Paris suite aux évènements du premier tome. Réfugié chez un homme dont il a croisé le chemin plus tôt, il reprend goût à la vie.

Jusqu'à ce qu'un nouveau meurtre se produise près de l'endroit où il se trouve...

Et là, je me dis : "Mouais, ficelle facile pour remettre le personnage en selle".

Certes, mais ça fonctionne bien quand même. D'autant que l'histoire est foncièrement différente de celle du premier opus (heureusement !).

Mais elle se termine aux 2/3 du livre.... Il reste presque 200 pages.

Mais B***** ! Il va faire quoi de la fin ?

Et c'est là où je tire mon chapeau à Mr Chattam. Un détail fait tiquer Guy. Et là, tout bascule.

Finalement, on se retrouve avec une seule et même histoire sur les deux livres !
Inutile de vous dire que j'ai torché la fin en quelques heures, et, qu'après l'avoir reposé, j'ai souri intérieurement en repensant à certains détails du premier tome qui m'avaient paru sans intérêt, ou totalement anodins... Et qui finalement ne le sont pas du tout.

Bref, voilà en quelques mots pourquoi je trouve Chattam excellent.

Alors, si vous ne connaissez pas cet auteur, commencez par ce diptyque : vous serez forcément enchantés !

mardi 11 décembre 2012

Bon, alors, qu'est ce que t'as foutu en 2012 ? Rien ou bien ?

C'est la fin de l'année qui arrive, et, avec elle, l'heure des bilans. J'avoue, ça peut paraître présomptueux de ma part de faire un bilan, vu mes "succès".
En effet, si je devais faire la liste de tout ce qui a trouvé preneur cette année (avant il y a quelques semaines) je dois dire que ce billet aurait été terminé avant même d'être débuté.

Et pourtant... Et pourtant... Les frimas de l'hiver ont été de bon augure pour moi, parce que, malgré nombre de refus (et de ratés, j'avoue aussi, hein, je n'ai pas écrit que des trucs intéressants) il sortira du positif de cette année.

Déjà, et comme l'année dernière, je me dois ma seule publication de l'année à ceux que je considère mes "parrains d'écriture " :


Ils m'ont fait confiance pour le second opus de Dimension Super Héros, à paraître, toujours chez Rivière Blanche durant le premier trimestre 2013.


Je vous laisse admirer la couverture. (Dessin d'Amar Djouad).

L'année dernière j'avais choisi un agent secret Freelance confronté à certains agissements étranges dans une boite de nuit parisienne.
Cette année, j'ai écrit autour d'un Lord Anglais, aux dons de déduction imparables, qui mène une enquête (à distance) dans la Cité des Sacres (Reims la bien nommée).
Je ne vous en dis pas plus, je vous laisserai le soin de découvrir l'intrigue en vous procurant le livre.

Quant à la seconde bonne nouvelle, elle a, elle aussi, un lien direct avec Rivière Blanche. Je vous tiendrai au courant lorsque les évènements se seront précisés. Pour le moment, je suis en phase d'étude et de recherche.
J'ai eu la chance de rentrer en contact avec messieurs Philippe Ward et Jean-Marc Lofficier. Leur écoute et accueil ont été bien au delà de mes espérances. Il y a définitivement des gens bien, dans le monde de l'édition.

Et pour terminer sur les gens bien, j'ai rencontré une de ces rares personnes, au détour d'un forum. C'est un mec avec un coeur gros comme ça, une envie et une passion d'écrire dévorantes, un univers bien à lui, un franc parler et une gouaille qui vont bien.
Ce "mec" sévit sous le pseudonyme de Pagan Pandemia. Il est en train de bosser comme un forcené sur un roman qui, pour en avoir déjà lui quelques chapitres, décoiffe et change totalement de tout ce qu'on peut lire d'habitude.
Un gars à suivre, parce qu'il le mérite.

Sur ce, on se retrouve en 2013 si l'apocalypse nous a épargnés.


dimanche 11 novembre 2012

Characters & Viewpoint

De quoi ça parle ? Et par qui c'est fait ?

Orson Scott Card. Jamais entendu parler de ce monsieur en tant qu'auteur.

Par contre, cet été, j'ai lu un premier livre de lui : "Comment Ecrire de la Fantasy et de la SF". Assez généraliste et plus orienté vers l'écriture de la SF que de la Fantasy, le livre regorge de bonnes idées.
J'ai donc décidé de voir si ce monsieur avait produit d'autres ouvrages sur le genre. Et je suis tombé sur "Characters & Viewpoint":

Publié en France par Bragelonne, impossible de le trouver en neuf. Et les prix, d'occasion, dépassent les 100€. Un peu trop cher pour moi.

Je me suis donc décidé à le commander dans la langue de Shakespeare, et, malgré une lecture un peu plus ardue - logiquement - je n'ai pas regretté mon achat.

Card découpe son livre en trois parties distinctes : inventer un personnage, construction des personnages et mettre en scène les personnages.

La première partie insiste sur comment inventer un bon personnage de fiction, en le choisissant avec soin. Il passe tout en revue : qui il est, de où il vient, quels sont ses buts, ses motivations. Qui connait-il, ses goûts, et, en dernier, son apparence. Ça m'a surpris que l'apparence intervienne en dernier. Pourtant, Card assure que d'avoir juste 2 ou 3 traits physiques de l'apparence d'un personnage suffit à le caractériser. Moins, ça en ferait une silhouette trop floue, mais plus briderait l'imagination du lecteur qui ne pourrait plus s'impliquer dans l'apparence du personnage. J'ai trouvé ce dernier conseil des plus pertinents. 
Le passé du personnage est abordé aussi : d'où vient-il et que fait-il là? Et pourquoi ? En effet, les protagonistes ne sont pas parachutés dans l'histoire. Ils vivaient avant (et vivront après, pour certains en tout cas).
Un des dernier point de cette première partie insiste sur le choix du nom du personnage. il doit être facile à retenir, percutant, et significatif en soi. Un mauvais patronyme peut ruiner une histoire.

La seconde partie de l'ouvrage - la plus conséquente - parle du type d'histoire que l'on veut raconter. Le choix et le type de personnage va forcément être influencé par le type d'histoire. Sa caractérisation elle aussi sera différente.
Card aborde différents points de caractérisation dans cette partie. Déjà, le type de personnage : principaux, secondaires ou Placeholders (littéralement, ceux qui se tiennent à un endroit), en gros, les figurants. Il est évident que le degré de représentation du personnage varie en fonction de son importance au sein de l'histoire. Et il faut respecter cette hiérarchie au risque de perdre le lecteur.
Card insiste aussi sur le danger du stéréotype. Rien de tel qu'un personnage trop stéréotypé, qui en devient presque caricatural, pour influencer le lecteur et perdre en crédibilité. Il aborde ensuite les émotions ressenties par les personnages, et les émotions que l'on veut faire ressentir aux lecteurs. Ces deux points s'abordent différemment et nécessitent d'être assez précis dans la façon de faire.
Il aborde aussi la dualité Héros/Homme ordinaire des protagonistes et la façon de les amener correctement dans le récit.

La troisième et dernière partie du texte parle du point de vue proprement dit. Le temps de la narration (passé contre présent) est disséqué. Il en ressort qu'il est un peu plus "facile" d'écrire au passé qu'au présent, même si, bien évidemment, il y a des exceptions (j'avoue être d'accord avec lui sur ce point. Le présent est plus difficile à maîtriser que le passé pour un auteur débutant).
Ensuite, il passe en revue les différent types de narration : première personne, subjective, omniscient, omniscient limité, etc... Le tout accompagné de nombre de schémas et autres croquis synthétiques et très intéressants (que je ne peux reproduire ici pour cause de copyright, évidemment).

Tout au long du livre, Card donne des exemples précis et très précieux qu'il argumente en se servant toujours des mêmes personnages (Nora et Pete pour la VO). Ça permet de voir à quel point l'auteur maîtrise son sujet et comment ces deux personnages évoluent au cours des chapitres. Un exemple en filigrane qui nous suit durant la lecture du livre.

Alors, finalement ?

Et bien, pour peu qu'on ne soit pas totalement réfractaire à l'anglais, ce livre vaut bien évidemment le détour. Je n'ai évidemment pas tout retenu d'un coup, mais il est clair que mes futurs personnages seront construits en ayant en tête les précieux conseils disséminés tout au long des 225 pages du livre.

En un mot : incontournable.

dimanche 16 septembre 2012

Un peu de statistiques et de philosophie bloggienne ?

Ça fait un peu plus d'un an que le blog existe.
Durant la première année, environ un millier de personnes se sont égarées sur les pages couvertes de mes divagations.


Pour ceux qui ne dorment pas près du radiateur, ça fait en gros 3 visites par jour. Pour quelqu'un comme moi, totalement inconnu et inintéressant par rapport à la quantité de gens talentueux qui existent, c'est une belle performance.

Et puis, en deux mois à peine, 500 visites. Jolie courbe exponentielle, ma fois. 
Difficile de savoir pourquoi la fréquence augmente à un tel rythme.
J'imagine aisément que mon inscription sur l’Écritoire des Ombres et le relais donné par Zaroff y sont pour beaucoup. Et je l'en remercie encore.

Jusqu'à présent, je ne me faisais pas trop d'illusions : j'imaginais que les lectures n'étaient que le fait d'amis d'amis de l'ami de l'ami... Même si quelquefois, par la traçabilité des points d'entrée dans le site, je vois des connections du Canada et autre pays francophones.

Et puis cette après-midi, une petite analyse des stats m'offre un nouveau point d'entrée ! Et qui plus est, d'un auteur publié !

C'est ici que ça se passe : Errances d'Encre et de Papier

Alors soit, la référence qu'il fait à mes divagations est autant pour le contenant que le contenu, mais quoi qu'il en soit ça m'a fait percuter qu'il peut y avoir des gens intéressés par ce que je fais, malgré tout !

C'est sympa et réconfortant ! Et puis, peut-être qu'à force de passer de liens en liens comme ça, il n'est pas impossible que quelqu'un s'intéresse de plus près à ce que je fais.

C'est là une des forces d'internet.

mardi 11 septembre 2012

L'héritage d'Innsmouth - deuxième phase -

Pour la première fois depuis que j'en ai commencé la rédaction (il y a un peu plus d'un an maintenant) je me suis décidé à faire lire à d'autres les 9 premiers chapitres de l'Héritage.

J'ai fait partager les quelques lignes que j'avais déjà couchées sur le papier à quelques-uns, rencontrés récemment, et membres du très actif et agréable forum de l’Écritoire des Ombres auquel je participe depuis quelques semaines.

J'étais assez fébrile des retours, car l'Héritage est très particulier pour moi. C'est mon texte le plus personnel, celui qui me ressemble le plus. Il revêt une importance particulière à mes yeux. C'est sans doutes celui qui sera le plus long à accoucher, mais dont je serai le plus fier (même s'il ne sera sans doutes pas le meilleur).

J'ai eu des réponses. Nombreuses et pertinentes. Tellement pertinentes qu'il m'est impossible de les ignorer et même de ne pas les appliquer immédiatement.
Donc, je vais me remettre au travail sur l'Héritage.

Je vais devoir jongler avec le temps - encore une fois - parce que s'il y a bien quelques chose que n'est pas extensible et dont je ne dispose pas beaucoup, c'est bien le temps.

Je ne me fixe pas de date limite (j'ai d'autres projets importants qui, eux, ont une deadline impossible à repousser), mais il est clair que Alan va revenir trotter dans ma tête régulièrement.

Il y a quelques jours, j'ai crée la page correspondant à l'Héritage d'Innsmouth. C'était avant que je fasse lire le texte.
Coïncidence prémonitoire ?
J'en sais rien. Quoi qu'il en soit, il y a des gens qui ont le don de vous filer la pêche pour écrire. Et je les en remercie pour ça !

Une autre chose (un détail certes) : pour les plus attentifs, vous remarquerez qu'il y a une nouvelle case en bas à droite du blog. Il m'en a été fait demande, donc j'ai fait. Un petit module d'inscription pour avoir les updates de mes divagations. Ben voilà. Yapuka comme qui dirait l'autre !

dimanche 2 septembre 2012

Une claque n'a jamais tué personne... Tant mieux !

L'été se finit, c'est la rentrée des classes, la reprise du train-train quotidien.
Le temps de faire un bilan, pour moi, de ces derniers mois.
Bilan contrasté s'il en est. J'ai réussi à me dégager pas mal de temps pour écrire, et ça c'est bien. Pourtant, ces efforts - pour le moment en tout cas - ce sont révélés infructueux. Pas en terme de satisfaction personnelle, s'entend, mais en terme d'aboutissement des textes achevés.
En effet, après l'euphorie d'avoir mené à bien certains projets durant les vacances (3 au total), est venu le temps de l'attente après envoi des textes.
Et là, on peut dire que ça c'est plutôt pas bien passé. Alors je sais, c'est le lot (quotidien?) des mecs qui écrivent que de se voir s'essuyer des refus après envoi de leurs textes. Ça fait partie du cycle normal des choses. C'est quelque chose d'assimilé depuis longtemps.
Mais il faut avouer que ça fait un peu mal à l'orgueil que de s'entendre dire que ce qu'on a écrit n'est pas bon (ou pas assez).
Cependant, dans mon désarroi, j'ai eu la chance d'avoir des réponses plus que cordiales. Et, l'air de rien, c'est réconfortant.
Si vous suivez un tant soi peu mes élucubrations, vous devez sans doutes savoir que j'ai envoyé La Main Sanglante au Carnoplaste de M. Darvel.
J'avoue, j'y croyais un peu. Et puis, le couperet est tombé. Pas pris. Mais, et c'est là où le mais est important, la gentillesse et l'argumentaire de la réponse m'ont presque autant satisfaits qu'une acceptation (j'exagère un peu, mais quand même).
Je sais que même si mon texte n'est pas parfait, il a un certain potentiel et, après la déception du moment, je me suis dit que je ne lâcherai pas Thomas Saunier.
Le texte est parti chez un second éditeur (pour lequel j'espère une réponse dans les 15 premiers jours de septembre).
Si j'essuie encore un refus, je retravaillerai mon texte, l'étofferai et j'en ferai un roman.
Un des autres textes bossés durant l'été fait lui l'objet d'un concours, proposé par WeLoveWords pour lequel la réponse devait tomber fin août.
91 textes ont été soumis. J’imagine que c'est le nombre conséquents de textes à lire (de 45.000 signes chacun) qui retarde un peu la déclaration du lauréat. Encore une fois, je pense que mon texte est bon. Mais sera-t-il le meilleur? Ça c'est une autre histoire.

Loin de rester sur ces déceptions, malgré tout, je suis déjà parti sur d'autres projets :
  • Barry Barrison et le mystère de la femme qui marche : nouveau texte pour le second tome de l'anthologie "Dimension Super-Héros".
  • Un second concours du site WeLoveWords.
  • Je termine un nouvelle destinée au magazine Lanfeust.
  • Un gros projet, un polar, TrustN01_, pour lequel je suis en train d'écrire le 6no et auquel je compte m'atteler le plus tôt possible.
Et d'autres travaux en cours d'ébauche. Ça fait beaucoup, mais je me sens boulimique. J'ai peut-être les yeux plus gros que le ventre (j'ai d'ailleurs du abandonner le concours du premier roman jeunesse de Gallimard par manque de temps), mais c'est comme ça que je fonctionne.
Cependant, comme je ne suis pas qu'un "bourrineur de l'écriture", j’apprends mes leçons.
J'ai fait l'acquisition de :

C'est du lourd, c'est en anglais, mais c'est carrément ultra intéressant. Je n'ai pas encore fini de le lire, mais, d'ores et déjà, il est évident que mes prochains personnages de fiction seront beaucoup plus étoffés que ceux que j'ai déjà produit.

D'ailleurs, si je dois retravailler La Main Sanglante, il est évident que Saunier et les autres bénéficieront d'un gros lifting de caractérisation.

Et c'est à la lecture de ce genre de livre qu'il est évident qu'il ne suffit pas de savoir aligner les mots les uns derrière les autres sans trop faire de fautes de français pour écrire des histoires intéressantes et être intéressant à lire.


C'est d'ailleurs le principal enseignement que j'ai tiré des récentes déconvenues.
Il est facile de se croire "écrivaillon", surtout quand on a une assez haute image de soi-même.
Il est aussi facile d'avoir des idées plutôt intéressantes. Des idées, tout le monde en a.
Par contre, et c'est bien là le plus difficile, c'est tout sauf facile de réussir à transformer ces idées en quelque chose de concret et d'intéressant pour un lecteur.
Et c'est bien. Ça évite de s'enflammer, de se croire le nouveau Brown dès qu'on a réussi à écrire trois pages.
Finalement, ça m'a fait du bien. Ça fait redescendre sur terre et ça remet les pendules à l'heure.
Ne reste plus qu'à inverser le karma.
Je croise les doigts.

mercredi 29 août 2012

Nouveau changement cosmétique

En attendant la mise à jour de contenu qui devrait arriver dans les jours qui viennent (j'ai encore des informations à venir), j'ai procédé à une nouvelle modification visuelle du blog.
Ce ne sera pas la dernière, je pense. J'ai essayé d'épurer l'ensemble, avec moins de fioritures et plus de lisibilité.
En tout cas, ce site évolue en fonction de mon humeur...
J'ai quand même ajouté une petite note dans la page consacrée à La Main Sanglante et placé une première photo dans la page du projet TrustN01_ (que j'évoquerai plus en détails prochainement).

jeudi 5 janvier 2012

Nouvelle année, même objectifs !

2011 s'est éteinte, emportant avec elle des tourbillons de...
Non, ça va pas comme ça, c'est trop pompeux et prétentieux !

Je recommence !

2011 est finie. Une année riche en évènements pour moi. Après des années d'incertitude quant à savoir si j'étais ou non capable d'écrire, je me suis finalement lancé dans le grand bain. J'avoue, sans trop savoir où j'allais ni même si je ne me fourvoyais pas complètement dans ma démarche. Ecrire, ça prend du temps, de l'énergie, c'est frustrant quand on n'arrive pas à aligner les mots, rageant quand on se rend compte qu'on a écrit... de "la merde", et gratifiant quand on arrive à mener à bien un projet.

Concilier écriture et vie de famille est d'autant plus compliqué car réussir à se dégager des plages horaires un peu calmes n'est pas toujours évident. Et puis, il faut avoir la chance (comme moi) d'avoir une moitié compréhensive qui accepte de voir son mari passer des plombes à faire "tap tap !" sur le clavier.

Réussir à faire comprendre à sa famille et son entourage que ce n'est pas une simple lubie passagère mais que c'est un désir profond et une manière de s'offrir de l'évasion et peut-être un avenir plus radieux n'est pas chose aisée non plus.

Bref (sans vouloir pasticher l’excellente série éponyme), le chemin est long, même avant d'avoir écrit le moindre mot.

J'ai eu la chance pour me mettre le coup de pied au cul initial d'avoir l'aide de mon ami Romain d'Huissier qui m'a proposé l'aventure de l'anthologie "Dimension Super Héros" qu'il avait à mener avec Julien Heylbroeck. Je ne saurai les remercier assez tous les deux de m'avoir donné cette opportunité. L'histoire de la conception de la nouvelle, vous pourrez la trouver dans les articles anciens de ce même blog.

Evidemment, vous pouvez retrouver Ninouska ainsi que nombre d'autres textes de qualité sur le site de l'éditeur Rivière Blanche à un prix dérisoire. Alors, pourquoi s'en priver ?

Et pour 2012 ?

3 projets vont m'occuper à plein temps (libre) : A.P.A.D., l'Héritage d'Innsmouth et Ripper, appel à texte avec une deadline pour le 15 avril.

Je croise les doigts pour mener à terme deux de ces trois projets cette année. A.P.A.D. étant un projet d'énorme envergure, il nous faudra du temps pour le mener au bout.

Voilà.

Et comme dirait le professeur Rollin : "La bise !"

vendredi 7 octobre 2011

Espoir, désillusions & travail.

Cela fait quelques temps que je n'ai pas eu le temps de mettre mon blog à jour. Beaucoup de choses se sont passées depuis quelques jours.

Espoir ?

Oui, beaucoup, et ça fait du bien au moral, car j'ai eu aujourd'hui la double bonne surprise de découvrir la couverture officielle de l'anthologie dans laquelle sera publiée ma nouvelle.

Elle est en effet plus agréable à l'oeil que la première ébauche que je vous avais présentée il y a quelques temps.

La seconde bonne nouvelle est que si j'en crois le site internet de l'éditeur, la parution de l'anthologie sera pour Novembre 2011 et non début 2012 comme c'était initialement prévu.

Le livre sera donc entre mes mains (fébriles) avant la fin de l'année. Ce sera mon premier cadeau de Noël !

Le lien vers la page de l'éditeur se trouve sur la droite du blog.

Voici cependant le lien direct vers la page de l'anthologie : Dimension Super-Héros.



Désillusions ?

Oui, aussi. Car The Pitch Factory, ce concours auquel je participe depuis le mois de juin, est quasiment laissé à l'abandon. Entre les suspicions de triche, le manque de communication de la part des organisateurs et la modification permanente des CGU, on se demande bien vers quoi tout cela va déboucher.

Travail ?

Et oui ! Et beaucoup ! Les retours sur les premiers jets du Projet A.P.A.D. nous sont parvenus depuis quelques jours. Et, comme prévu, beaucoup de maladresses, de répétitions et un style bancal font qu'un important travail de ré-écriture est nécessaire.
Mais ça ce n'est pas grave ! C'est même excessivement motivant. Au lieu de me décourager, je n'en suis que plus impliqué encore, avec l'envie de prouver que je suis capable d'aller au bout de ce projet.
Et on ira au bout, ça, c'est sur !

Allez, j'y retourne !