Barry Barrison -



Noble de Naissance, il a perfectionné ses talents de déduction grâce à l'enseignement de Sherlock Holmes, dont il fut un contemporain.
Assassiné par un se ses pairs, son fantôme a longtemps été maudit, contraint d'errer dans les pièces de son ancienne demeure, le manoir de Tarford Castle.
Mais, même de là, il a continué à enquêter.

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1. L'Héritage de Tarford Castle (Paru en janvier 2015 chez Rivière Blanche, couverture Sélène Meynier).

Quatre histoires relatant des faits importants de la vie de l'Aristocrate du 17 Regent Street.


Sommaire

Préface de David Baudet 

1. La partie Italienne
2. La Mort lui sied si bien
3. Le Joyau de la Tamise
4. Le Mystère de la Femme qui marche



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– Les Critiques –

Sandy Julien, traducteur professionnel :
« Bon, vu que Philippe Pinon a l'air d'avoir subi le comportement de quelques connards, il est de mon devoir de rétablir l'équilibre de l'univers.
Philippe n'est pas qu'un type bien. C'est aussi un écrivain. Et il m'a fait l'immense plaisir de m'offrir son dernier bouquin, Barry Barrison et l'héritage de Tarford Castle.
Que je n'ai pas lu.
Et pour cause : ma femme me l'a immédiatement piqué. Intriguée par la 4e de couv', elle s'est jetée sur le bouquin, a lu quelques lignes. Et me l'a confisqué. Verdict alors qu'elle arrive à la fin : "Il écrit super bien, en fait, ton pote Philippe Pinon !" Alicia lit énormément (beaucoup plus que moi, en fait), mais elle *déteste* parler des bouquins qu'elle dévore (vous ne trouverez pas de fiche de lecture sur son compte FB). Mais là, elle ne tarissait pas d'éloge sur le bouquin, et en particulier sur le côté vivant des personnages et la façon dont l'atmosphère est posée. Bref, ça a été une super lecture. J'ai hâte qu'elle le termine, du coup. »
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  Critique D'Aelynah

Lorsque l'on lit le quatrième de couverture de ce roman on découvre que Lord Barry Barrison est un fantôme qui vient en aide à Scotland Yard lors d'affaires un peu ardues.
Or les premières pages nous le dépeignent tout ce qu'il y a de plus vivant.
Surprenant!
Cependant cette première histoire, car le roman en compte quatre, nous permet de situer notre futur fantôme et surtout de faire ainsi connaissance avec les différents protagonistes, Barry Barrison bien entendu, Lord Oldtown et l'inspecteur Lipperstone.
Elle nous permet aussi de prendre la mesure de l'intelligence du sujet et surtout de ses capacités extraordinaires de déductions. A partir de détails qui pourraient paraître insignifiants pour le commun des mortels, et parfois le sont, Barry Barrison extrapole et émet des hypothèses parfaitement fructueuses et des métaphores logiques qui permettent ainsi à l'inspecteur de terminer ses enquêtes.
L'état de fantôme de Barry Barrison ne sera connu que dans la deuxième enquête qui se passe beaucoup plus tardivement dans leur vie à tous puisque nous sommes alors l'année de l'Exposition Universelle de Paris soit avril 1900.
L'inspecteur principal Lipperstone a pris pour habitude de travailler avec des consultants extérieurs lors de certaines enquêtes particulièrement ardues. Barry Barrison en fait partie de façon fort régulière, enfin jusqu'à son décès.
Mais c'est là que l'affaire se corse et que nous découvrons avec stupeur, comme son ami l'inspecteur et lui-même, le nouvel état, disons spectral de notre regretté aristocrate anglais.
C'est ainsi le début d'une nouvelle collaboration toujours aussi productive, quoique plus singulière.
La troisième histoire nous voit faire un bond dans le temps puisque nous voici cette fois de nos jours.
Terry et Angela, après une soirée en amoureux, assiste à une tentative d'assassinat sur Maureen. Deux voyous ont tenté de s'en débarrasser en la jetant, toute emballée dans la Tamise. Après l'avoir sortie de là ils ont fait appel à leur ami Mark Tarford, un autre étudiant de leurs amis.
Tous les 4 se retrouvent donc logés à Tarford Castle (nous retrouvons ici un lieu connu de nos histoires précédentes) pour quelques jours le temps de démêler l'imbroglio de cette tentative de meurtre.
Mark décide, sur un coup de tête et de folie, de faire appel au soi-disant fantôme de Barry Barrison. Soi-disant puisque ce serait une légende familiale en relation avec la maison.
Qu'elle n'est donc pas leur stupéfaction à son apparition. Et voici donc notre aristocrate détective de nouveau en service.
La dernière histoire continue sur cette lancée et voit donc nos amis continuer l'aventure avec un autre mystère et une autre enquête à élucider. Un seul reproche sur cette dernière histoire, la manière dont sont présentés nos 3 jeunes gens ne correspond pas au peu que l'on en sait de l'épisode précédent. Cela m'a d'abord troublé avant d'être à nouveau prise dans l'énigme et de ne plus y prêter attention.
Au final, je suis franchement enthousiasmée par ma lecture.
Fan de Sherlock Holmes et de ses déductions, que ce soit dans les livres ou cette nouvelle série en cours à la télévision, on retrouve ici un peu de l'ambiance des romans de Sir Arthur Conan Doyle ou même d'Agatha Christie et son Hercule Poirot.
Autant l'enquête en cours nous parait obscure de prime abord autant devant la clarté des déductions de lord Barrison et les faits énoncés, une seule remarque monte à nos lèvres : mais c'est bien sûr comment n'y ais-je pas songé moi-même?
Manque d'expérience sûrement me direz-vous?
La plume de l'auteur, sa façon de nous mettre devant le crime accompli et ensuite de nous laisser nous empêtrer dans les indices ou les déductions hasardeuses est vraiment agréable. La lecture n'est plus seulement un moment de détente mais aussi une participation complète à l'histoire.
Les personnages, tant Barry que les 3 jeunes gens, Mark, Terry et Angela, nous entraînent avec eux de façon naturelle et amicale.
Lord Barrison est bien un digne représentant de la génération Sherlock Holmes. Ses déductions sont logiques et imparables et ce côté aristocratique un peu désuet lui donne une prestance particulière. Après, le fait qu'il soit un esprit, un spectre hantant la demeure familiale de Mark rajoute une touche de fantastique à ce qui n'était au départ qu'un très bon policier fin XIXe siècle.
L'auteur a vraiment su retranscrire l'ambiance de ces récits tels les Sherlock Holmes, Harry Dickson, Rouletabille, Hercule Poirot et j'en passe.
D'ailleurs cela m'a permis de mettre un nom sur un genre de littérature que j'affectionne : le Whodunit de l'anglais "Who [has]done It?" c'est à dire "Qui l'a fait?" aussi appelé roman de détection ou roman d'énigmes.
En principe le lecteur doit disposer des mêmes indices que l'enquêteur et donc des mêmes chances que lui de résoudre l'énigme, l'intérêt étant principalement d'y parvenir avant le héros de l'histoire.(source de la définition: Wikipedia).
Cette littérature plutôt désuète et principalement au premier degré a été passablement remisée ces dernières années par les nouveaux auteurs.
Et pourtant Philippe Pinon a su lui redonner un peu de son clinquant d'époque, lui redorer son blason terni par les ans.
Avec lui, venez "mélanger l'intangibilité et le rationnel, fusionner l'irréel et le pragmatisme et croire à l'implacabilité déductive d'un ectoplasme britannique". Ce n'est pas moi qui le dit mais la préface de David Baudet et je suis totalement d'accord avec cette vision au point de ne pas vouloir paraphraser ce qu'il décrit si bien.
C'est donc avec bonheur que j'ai pu me replonger dans ce genre de lecture de mes jeunes années et y retrouver tout l'enthousiasme que cela m'apportait et aussi cet élan de réflexion qui donne un autre attrait à la lecture.
Faites comme moi ne soyez plus un lecteur passif, venez vous immerger dans l'enquête et découvrez, si vous le pouvez, le coupable.
Je remercie donc les éditions Rivière Blanche pour cette découverte qui m'a donné la nostalgie de ces écrits au point de me décider à rechercher mes vieux ouvrages de ce style pour les dépoussiérer un peu et les rajouter à nouveau dans ma pile à lire déjà bien fournie.



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Jean-Luc Boutel :


J’adore les détectives qui plus est, lorsqu’ils possèdent quelques affinités avec la gent ectoplasmique. Alors imaginez lorsque le détective est LE fantôme…quoi rêver de mieux. Un investigateur du bizarre condamné à hanter son propre château au service d'un organisme chargé de traiter des dossiers « brûlants », voilà une idée originale et je ne pouvais que me réjouir de lire l'ouvrage de Philippe Pinon avec qui je viens de prendre mon second contact via cet esprit ,non pas frappeur, mais je dirais plutôt rouspéteur…..

J'avais déjà eu l'occasion de me régaler du talent de l'auteur au travers de ma toute première rencontre avec Barry Barrison dans le recueil de nouvelles« Dimension super héros 2 » avec cette nouvelle « Le mystère de la femme qui marche », texte repris dans le présent volume fraîchement paru chez Rivière Blanche. Ce fut une découverte à plus d'un titre car les héros de l'univers « Hexagon » m'étaient totalement inconnus, ce fut donc un plaisir d'autant plus jubilatoire que les personnages furent réhabilités sous la plume d'auteurs talentueux.Un seul problème subsiste pour ce « Barry Barrison et l'héritage de Tarford Castle » : Comment écrire quelque chose d'aussi bien que la superbe préface que lui rédigea David Baudet ? Difficile de faire mieux et je pense que le bonhomme à tout compris de l'univers de Philippe et à mon avis, il n'y a rien de plus satisfaisant pour un écrivain que de convaincre un non initié à ce genre de littérature et arriver à lui donner le goût, que dis-je, l'amour de s'en repaître. Mais comme il gagne à être connu et que je suis également tombé sous le charme désuet de ce singulier personnage, je voulais moi aussi vous en vanter les mérites.Il aura fallu quatre épisodes de « L 'ami Barry » publiés dans la revue « Spécial Kiwi » (N°86 « Hold-Up »,87 « Mystère au camping » et « Un stylo perdu »,88« Chasse au trésor ») et nés sous la plume de Luciano Bernasconi (Également célèbre pour son fameux personnage de « Wampus »), pour déclencher chez l'auteur cette irrésistible envie de nous faire partager ses extraordinaires aventures sous forme de novélisation. Et nous ne pouvons que nous en féliciter tellement le résultat est somme toute assez passionnant.

Le volume s'articule sur trois principes : Avant, pendant et après. L'auteur en effet, nous retrace la vie de ce brillant détective, émule de Sherlock Holmes et nous le présente de son vivant dans « La partie Italienne »,ou comment dévoiler une supercherie d'identité dont fut victime un de ses meilleurs amis. Déjà nous est-il ici présenté comme un esprit vif, à la logique implacable. Une mise en bouche fort sympathique, dans une ambiance « So British ». Arrive ensuite le drame, la période « pendant » où notre fin limier, lors d'une partie d'échec de la nouvelle suivante « La mort lui va si bien », va se laisser abuser, baisser sa garde et affronter un esprit retors qui n’hésitera pas à le tuer. Une sombre histoire de vengeance, menée de main de maître par l'auteur mais qui hélas, et je ne pense pas spoiler le volume, va coûter la vie à Barrison. C'est lors de cette tragique aventure qu'il va ainsi revêtir son habit de spectre et comme pour vouloir faire un bras d'honneur à ses détracteurs, revenir sous une forme éthérée ( condition qu'il a lui même du mal à expliquer) et hanter les pièces de Tarford Castle.

Nous voilà donc à l'origine de cette astucieuse idée de créer un détective fantôme qui va rester en sommeil pendant des décennies et resurgir lors de la fameuse affaire du« Joyau de la Tamise ». Ce substrat fantomatique,va en effet se matérialiser une nouvelle fois devant l'héritier des Tarford, Mark, un sympathique jeune homme qui, avec de ses amis Terry et Angela, vont déjouer les plans diaboliques d'une société occulte dont le but n'est ni plus ni moins de déchaîner sur le monde civilisé, de redoutables entités. Lors de cette aventure , leurs routes croiseront également celle de Maureen, une jeune et ravissante antiquaire en possession d'un objet magique, convoité par la mystérieuse confrérie. Barry Barrison, signe dans cette aventure son premier contrat de la période « après » et s’associer à cette toute nouvelle organisation chargée de résoudre des enquêtes de natures assez exceptionnelles.Membre volatile d’une brigade de débusqueurs de fantômes, le MA-ED, ce singulier personnage au caractère irascible, va dans la toute dernière enquête du volume, permettre de résoudre un ancien mystère et venger la mémoire de malheureuses petites victimes qui furent, pendant la deuxième guerre mondiale, condamnés à une fin horrible. Tout acte de barbarie doit un jour ou l’autre se payer et notre téméraire équipe en sera l’instrument de vengeance, le bras armé d’un justicier éthéré. Dans une atmosphère étrange, de portes qui grincent, de brouillard impénétrable et de fantomatiques apparitions, toute la nouvelle repose sur une ambiance spectrale, et dans le silence de quelques maisons abandonnées, qui ne respire que par la seule présence du soupir ouaté d’une âme en peine. La toute première aventure « Fantastique» de ce détective d'un genre particulier qui à mon avis devrait avoir un avenir plus que radieux.

Le concept est très original et je trouve ce « Super Héros spectral » assez inattendu et j'ai grand hâte de retrouver le flegme, la pertinence et le mauvais caractère de ce savoureux personnages dans de toutes nouvelles aventures. Je dois avouer ma frustration à la lecture de cette dernière nouvelle qui ouvre la porte à un territoire purement fantastique avec un concept qui à ma connaissance ne fut abordé que par notre ami Robert Darvel et son fameux « Psychagog » . Philippe en effet, vient de nous appâter avec un personnage assez singulier et nous aurions aimé en effet avoir une autre nouvelle « inédite » pour conclure un cycle qui s'annonce original et brillant.

Son écriture toute en finesse, aux charmes surannés de cette époque Victorienne, se laisse lire avec une grande facilité et le pages défilent à une vitesse folle, tant le style est fluide et limpide . D'ailleurs il est assez intéressant de constater à quel point ce volume pourrait trouver sa place dans la collection « Baskerville », en raison de son ambiance et de cette touche volontairement désuète mais avec cette modernité dans le rythme qui en font des histoires attachantes et intemporelles. Partagé entre deux mondes, celui du policier et du fantastique, l’univers de Barry Barrison appartient à celui que les amateurs de « genre » apprécient fortement, car en s'appuyant sur un personnage de bande dessinée, il est parvenu à créer son propre univers, avec ses règles et ses codes, tout en respectant le principe le plus fondamental : Donner du plaisir au lecteur.

Nul doute que Philippe, que l'on devine nourri de toute cette littérature de l'étrange, trouve ici le moyen d'exprimer cet imaginaire que l'on sent poindre dans cet exercice de style si particulier mettant en scène un détective de l'occulte.Espérons que l'avenir nous réserve une autre belle surprise sous la forme d'un nouveau volume où il pourra de nouveau exprimer tout son talent, avec peut-être cette pointe de folie supplémentaire, cet épais manteau de ténèbres aux remugles pestilentiels, que l'on sent parfois tout en retenue dans ses nouvelles. Il y a ici un magnifique potentiel et, en lecteur assidu et exigeant que je suis, j'ai toujours en moi cette fringale qui me pousse à demander plus. Un grand merci donc, pour ce merveilleux moment de lecture, l'attente fut à la hauteur de mes espérances, le club assez fermé des « détectives des ténèbres » vient de s’enrichir d'un membre prestigieux dont nous attendons avec impatience les prochaines aventures.Je savais l'auteur fort sympathique, je peux vous dire à présent qu'il possède une autre qualité, celle de parvenir, le temps d'un recueil de nouvelles, à nous transporter en dehors de l'espace et du temps, dans un univers ou les vivants et les morts nous entraînent dans de folles aventures. Que demander de plus !


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Jibé Leblanc (Auteur)


« La nouvelle est un exercice difficile. En un nombre de pages limité, il faut élaborer une intrigue accrocheuse, un suspense, rendre des personnages attachants et évidemment, écrire une histoire cohérente avec une fin. En fonction des sujets, c'est très difficile. Et lorsqu'il s'agit d'une enquête policière dans laquelle il faut inviter le lecteur à s'impliquer, à chercher les indices pour deviner l'assassin et son modus operandi, c'est pointu, c'est ardu, parce que l'auteur ne peut pas se répandre. Et bien, Philippe l'a fait. Quatre fois. 
Lorsque j'ai achevé son recueil, "Barry Barrison et l'héritage de Tarford Castle", trois mots me sont venus à l'esprit: intelligent, finesse et justesse. 
Intelligent dans la construction du recueil qui s'articule autour de quatre nouvelles. Leur ordre nous offre la possibilité de suivre le personnage central à différents moments de sa vie et de sa mort, dans d'autres lieux, d'autres époques, en compagnie d'autres héros. 
L'ordre des nouvelles créent un ensemble cohérent, c'est agréable. C'est bien trouvé, ça évite la lassitude. J'ai particulièrement apprécié les nouvelles se déroulant à l'époque victorienne, très bien restituée, avec un vocabulaire adéquat, des descriptions légères mais opportunes. Je me suis laissé absorber par cette ambiance feutrée. 
Intelligent également dans la manière de dérouler ses intrigues. Le suspense est savamment distillé. Tout nous est donné, les indices et l'assassin, comme l'oblige les codes du polar, mais rien n'est évident. Sauf lorsque Barry nous offre ses déductions et là, tout s'assemble dans une chronologie déconcertante et on sourit, parce qu'on s'est laissé mener par le bout du nez par l'auteur. 
Justesse et finesse dans le ton et les dialogues. Les personnages évoluent au 19ème siècle, début vingtième, avec une manière de parler très soutenue. Mais Philippe a su nous rendre cette partie agréable, sans effet de style lourd. Justesse dans les situations également, 
Philippe va à l'essentiel, comme le demande l'exercice de la nouvelle. Il n'y a pas de temps mort. 
Ce recueil est une réussite. A l'image du personnage central: truculent et intelligent. Philippe sait écrire, c'est indéniable. »

L'oncle Paul 

Composé de quatre longues nouvelles, ce recueil nous propose de découvrir Sir Barry Barrison, de son vivant, au moment de sa mort, puis sous sa nouvelle forme de spectre. Quatre épisodes qui s'enchaînent permettant de suivre Sir Barry Barrison sous ses différentes formes et lors de ses enquêtes aussi diverses que variées et qui induisent d'autres histoires qui pourraient être développées ultérieurement ayant pour titres alléchants et énigmatiques : L'Affaire du Cendrier du Collectionneur ou encore L'Étrange cas du Pendu Aveugle.

La partie italienne :
Confortablement installé dans le fiacre qui l'emmène à Regent Street, Barry Barrison relit la lettre émanant de son ami Sir Henry Oldtown. Celui-ci réclame son aide car depuis quelques temps il lui semble perdre la mémoire épisodiquement. Ainsi, des personnes l'auraient aperçu dans des endroits alors qu'il est persuadé ne pas y avoir mis les pieds. Sir Henry Oldtown vit seul en son château de Tarford, avec pour unique domestique le vieil Alfred, majordome, cuisinier et homme à tout faire.
Après avoir longuement décrit ses absences, supposées ou non de mémoire, Sir Henry propose à Barry de venir partager son repas le lendemain soir. Barry, qui a déjà sa petite idée, lui demande d'inviter le père Howard, qu'il connait depuis son enfance et auquel il rend visite afin de clarifier certains points. Le lendemain Barry est accueilli par l'inamovible Alfred. Sont déjà présents pour ce repas trois ou quatre personnes dont la comtesse Van Anglowen qui outre être une éminente ambassadrice de l'Autriche possède le don de médiumnité. Mais au cours du repas Sir Henry décède dans de mystérieuses conditions.
La solution réside dans un vieux thème souvent utilisé par les auteurs de romans policiers classiques mais qui avait été mis à l'index par S.S. Van Dine dans ses vingt règles à ne pas enfreindre. A noter que la partie italienne est une ouverture aux échecs, jeu d'esprit auxquels s'adonnent avec passion nos deux protagonistes.

La mort lui va si bien :
Un peu plus de quinze années se sont passés depuis l'épisode précédent. En cette année 1900 Barry Barrison est toujours un passionné du jeu d'échecs. Ce matin-là il a rendez-vous avec Arthur Fell, membre comme lui du club Queen's Pawn, afin de l'affronter dans une énième partie dontl'ouverture à l'italienne est immuable.
L'inspecteur principal Lipperstone, qui déguste en toute tranquillité son thé matinal, est subitement dérangé par son adjoint l'inspecteur Eddings. Et l'information que le policier lui délivre est d'importance et triste : Barry Barrison est décédé. Son corps vient d'être retrouvé, non sans mal, dans le cabinet où devait se dérouler la partie. En effet, l'invité ayant frappé et n'obtenant pas de réponse avait alerté le directeur du club qui avait pris la décision de forcer la porte qui était fermée de l'intérieur.
Lipperstone, sans oublier son adjoint, est effondré, car il vient de perdre un ami qui l'a aidé à maintes reprises à résoudre des affaires compliquées. Et celle qui se présente à Lipperstone avec le décès de Barry est quasiment irrésoluble : son ami a été assassiné dans une pièce close sans accès de sortie, ou d'entrée, pour le meurtrier. Alors Lipperstone décide de fouiller dans les affaires du défunt à Tarford Castle. Barry Barrison a en effet hérité du manoir depuis le décès de son précédent propriétaire, juste un point de détail pour justifier le titre du recueil. Et c'est ainsi qu'invoquant la disparition de son ami, se lamentant, il entend une voix rogue lui répondre. Ce n'est que le spectre de l'aristocrate, mais cela jette quand même un froid. L'homme et le fantôme, qui ne se souvient pas grand chose des événements qui ont conduit à sa mort, vont donc essayer de résoudre, et y parvenir, ce problème par la déduction.

Le joyau de la Tamise :
Gros bond en avant dans le temps puisque nous sommes au vingt et unième siècle, près de la Tamise. Terry et Angla, deux amis étudiants, viennent de prendre un bon repas et avant d'aller se coucher, ils vivent ensemble et se considèrent comme fiancés mais nous n'en saurons pas plus leurs activités sexuelles celles-ci n'interférant pas dans l'histoire, donc Terry et Angela se reposent sur un banc regardant la Tamise. Ils aperçoivent deux hommes sortir d'une voiture, ouvrir le coffre en extirper un corps qu'ils balancent à la baille. Les deux jeunes gens sont édifiés et aussitôt, n'écoutant que leur courage, ils se jettent à l'eau. Ils récupèrent avec difficulté une jeune fille qui, lorsqu'elle pourra s'exprimer leur apprend qu'elle se prénomme Maureen.
Ils préviennent leur ami Mark qui se charge de récupérer tout ce petit monde et les emmène chez lui à Tarford Castle. Le fameux manoir de Barry Barrison, un de ses ancêtres en ayant hérité après le décès tragique de son ancien propriétaire, comme nous l'avons lu dans l'épisode précédent. Or justement Barry Barrison se manifeste comme à son habitude, fumant tranquillement sa pipe et comme il s'ennuie il va aider les jeunes gens à découvrir les coupables, mais surtout le pourquoi. Car Maureen qui s'est laissé aller à quelques confidences ne semble pas leur avoir tout dit, et même menti. C'est pas bien de mentir quand sa vie est en jeu !

Le mystère de la femme qui marche :Nous retrouvons nos quatre complices qui sont devenus nos amis par la même occasion, à Reims, la ville du champagne et des rois, ce qui n'a rien à voir mais fera sans aucun doute à Brice Tarvel, éminent romancier, mais je m'échappe encore du sujet. Mais auparavant, précisons pourquoi notre quatuor s'est rendu dans cette aimable ville qui regorge de nombreux mystères.
Angela et ses amis font partie d'une organisation, la MA-ED c'est-à dire en français l'Académie du Mystère - Division Anglaise, résolvant pour le compte de Scotland Yard des affaires non élucidées. Angela a visionné une vidéo représentant une maison, et plus particulièrement une fenêtre où apparait une femme. Rien de bien particulier sauf que la silhouette de cette femme ne se reflète pas dans la vitre. Pour Barry Barrison, aucun doute n'est permis, il s'agit d'un spectre. Et c'est ainsi qu'ils se rendent à Reims communicant avec l'aristocrate, ou plutôt son fantôme, grâce au don de Maureen qui est télépathe.

Au fur et à mesure qu'il lit ces quatre nouvelles, le lecteur en apprend davantage sur Barry Barrison et ses nouveaux amis, les épisodes s'enchainant les uns aux autres tout en étant indépendants. Aventures, mystères, détections, et fantastique, angoisse et une pointe d'humour composent ce recueil qui augure un bel avenir pour une nouvelle plume fort intéressante.

Les amateurs de bandes dessinées petit format se souviennent peut-être avoir lu des aventures de cet aristocrate britannique qui a côtoyé Sherlock Holmes et en possède les vertus de déduction, d'analyse et surtout d'observation. C'était dans Spécial-Kiwi du numéro 85 au numéro 88, en 1982, signés Claudio Tiziano Fuzi pour les scenarii et Luciano Bernasconi pour les dessins. D'ailleurs certaines vignettes sont reproduites dans le présent recueil. Elles ont été rééditées dans le recueilLe Gladiateur de Bronze aux éditions Rivière Blanche.
Quant à Philippe Pinon, un auteur à suivre, vous pouvez retrouver deux de ses nouvelles dans les recueils Dimension Super-Héros et Dimension Super-Héros 2.

Lien vers la critique : ICI 

  



2. La Liste Noire

Informations à suivre... (parution 2015, toujours chez Rivière Blanche)

3. xXx

Troisième opus des aventures de l'aristocrate. Cette fois, plus de nouvelles, mais une seule enquête. (parution 2016, Rivière Blanche).

4 commentaires:

  1. Ca approche à grands pas mon Phil !! ;)

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  2. Yep ! On y est presque !
    Y va me manquer, l'ectoplasme...

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    1. Peut-être pas pour aussi longtemps qu'on aurait pu le croire dans un premier temps !

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