mardi 4 septembre 2012

Bloggueuse VS editeur - Round 1 - Fight !

Ça ne va pas être long, comme petit billet, car plutôt que de faire de la paraphrase, mieux vaut aller lire l'article originel.
Cependant, il est à noter combien certains se croient supérieurs et investis d'un pouvoir qu'ils n'ont pas.
Je ne risque pas grand chose pour ma part...
Quoi que, peut-être le Carnoplaste ou Romain d'Huissier vont m'intenter un procès ?
Plus sérieusement, c'est assez inimaginable comme comportement.
Je ne connais pas cette bloggueuse, mais elle a tout mon soutien !

dimanche 2 septembre 2012

Une claque n'a jamais tué personne... Tant mieux !

L'été se finit, c'est la rentrée des classes, la reprise du train-train quotidien.
Le temps de faire un bilan, pour moi, de ces derniers mois.
Bilan contrasté s'il en est. J'ai réussi à me dégager pas mal de temps pour écrire, et ça c'est bien. Pourtant, ces efforts - pour le moment en tout cas - ce sont révélés infructueux. Pas en terme de satisfaction personnelle, s'entend, mais en terme d'aboutissement des textes achevés.
En effet, après l'euphorie d'avoir mené à bien certains projets durant les vacances (3 au total), est venu le temps de l'attente après envoi des textes.
Et là, on peut dire que ça c'est plutôt pas bien passé. Alors je sais, c'est le lot (quotidien?) des mecs qui écrivent que de se voir s'essuyer des refus après envoi de leurs textes. Ça fait partie du cycle normal des choses. C'est quelque chose d'assimilé depuis longtemps.
Mais il faut avouer que ça fait un peu mal à l'orgueil que de s'entendre dire que ce qu'on a écrit n'est pas bon (ou pas assez).
Cependant, dans mon désarroi, j'ai eu la chance d'avoir des réponses plus que cordiales. Et, l'air de rien, c'est réconfortant.
Si vous suivez un tant soi peu mes élucubrations, vous devez sans doutes savoir que j'ai envoyé La Main Sanglante au Carnoplaste de M. Darvel.
J'avoue, j'y croyais un peu. Et puis, le couperet est tombé. Pas pris. Mais, et c'est là où le mais est important, la gentillesse et l'argumentaire de la réponse m'ont presque autant satisfaits qu'une acceptation (j'exagère un peu, mais quand même).
Je sais que même si mon texte n'est pas parfait, il a un certain potentiel et, après la déception du moment, je me suis dit que je ne lâcherai pas Thomas Saunier.
Le texte est parti chez un second éditeur (pour lequel j'espère une réponse dans les 15 premiers jours de septembre).
Si j'essuie encore un refus, je retravaillerai mon texte, l'étofferai et j'en ferai un roman.
Un des autres textes bossés durant l'été fait lui l'objet d'un concours, proposé par WeLoveWords pour lequel la réponse devait tomber fin août.
91 textes ont été soumis. J’imagine que c'est le nombre conséquents de textes à lire (de 45.000 signes chacun) qui retarde un peu la déclaration du lauréat. Encore une fois, je pense que mon texte est bon. Mais sera-t-il le meilleur? Ça c'est une autre histoire.

Loin de rester sur ces déceptions, malgré tout, je suis déjà parti sur d'autres projets :
  • Barry Barrison et le mystère de la femme qui marche : nouveau texte pour le second tome de l'anthologie "Dimension Super-Héros".
  • Un second concours du site WeLoveWords.
  • Je termine un nouvelle destinée au magazine Lanfeust.
  • Un gros projet, un polar, TrustN01_, pour lequel je suis en train d'écrire le 6no et auquel je compte m'atteler le plus tôt possible.
Et d'autres travaux en cours d'ébauche. Ça fait beaucoup, mais je me sens boulimique. J'ai peut-être les yeux plus gros que le ventre (j'ai d'ailleurs du abandonner le concours du premier roman jeunesse de Gallimard par manque de temps), mais c'est comme ça que je fonctionne.
Cependant, comme je ne suis pas qu'un "bourrineur de l'écriture", j’apprends mes leçons.
J'ai fait l'acquisition de :

C'est du lourd, c'est en anglais, mais c'est carrément ultra intéressant. Je n'ai pas encore fini de le lire, mais, d'ores et déjà, il est évident que mes prochains personnages de fiction seront beaucoup plus étoffés que ceux que j'ai déjà produit.

D'ailleurs, si je dois retravailler La Main Sanglante, il est évident que Saunier et les autres bénéficieront d'un gros lifting de caractérisation.

Et c'est à la lecture de ce genre de livre qu'il est évident qu'il ne suffit pas de savoir aligner les mots les uns derrière les autres sans trop faire de fautes de français pour écrire des histoires intéressantes et être intéressant à lire.


C'est d'ailleurs le principal enseignement que j'ai tiré des récentes déconvenues.
Il est facile de se croire "écrivaillon", surtout quand on a une assez haute image de soi-même.
Il est aussi facile d'avoir des idées plutôt intéressantes. Des idées, tout le monde en a.
Par contre, et c'est bien là le plus difficile, c'est tout sauf facile de réussir à transformer ces idées en quelque chose de concret et d'intéressant pour un lecteur.
Et c'est bien. Ça évite de s'enflammer, de se croire le nouveau Brown dès qu'on a réussi à écrire trois pages.
Finalement, ça m'a fait du bien. Ça fait redescendre sur terre et ça remet les pendules à l'heure.
Ne reste plus qu'à inverser le karma.
Je croise les doigts.

mercredi 29 août 2012

Nouveau changement cosmétique

En attendant la mise à jour de contenu qui devrait arriver dans les jours qui viennent (j'ai encore des informations à venir), j'ai procédé à une nouvelle modification visuelle du blog.
Ce ne sera pas la dernière, je pense. J'ai essayé d'épurer l'ensemble, avec moins de fioritures et plus de lisibilité.
En tout cas, ce site évolue en fonction de mon humeur...
J'ai quand même ajouté une petite note dans la page consacrée à La Main Sanglante et placé une première photo dans la page du projet TrustN01_ (que j'évoquerai plus en détails prochainement).

mardi 14 août 2012

Attente...

Un très court message pour dire que j'ai plein de choses à partager, mais que je suis en attente d'infos importante pour le moment.
Je ferai - au plus tard - une mise à jour conséquente fin Août.

dimanche 3 juin 2012

Les Chroniques du Jiang hu - La Rédemption du Phénix -

Exercice inhabituel de ma part aujourd'hui, la critique du texte d'autrui. Et pas de n'importe quel autrui, parce que je connais l'auteur, le sieur Romain d'Huissier. C'est donc d'autant plus périlleux qu'il faut rester juste dans l'analyse et laisser de côté la partie affective.



Avant de commencer, il faut que je précise que :
1/ Je suis totalement étranger à l'univers abordé.
2/ Ça ne m'attire pas plus que ça.
3/  Que je ne suis pas du tout fan des "films de Sabre" et que mon incompétence en ce domaine m'a même fait confondre les Samouraïs avec les Chevaliers Chinois (j'avoue que pour moi c'est la même chose : des mecs qui se battent avec des sabres en poussant des cris aigus), au grand dam de l'auteur !

Bref, tout ça pour dire que je pars avec un a priori assez conséquent sur ce fascicule de 35 pages et qu'il va falloir beaucoup pour me convaincre de le pas avoir dépensé 7,50€ dans le vide. Rude challenge, non ?

La Rédemption du Phénix, de quoi que ça cause ?

Le fascicule s'ouvre sur un lexique de termes "barbares" traduits en français pour le commun des mortels. Ça donne le ton quant à la précision de l'univers, et on se dit d'emblée qu'il va falloir s'accrocher à son slip pour ne pas se perdre dans les méandres du vocabulaire. Dommage pour l'immersion dans le récit s'il faut se reporter régulièrement au lexique ? A voir...

Zhi Xiang : voilà le nom du héros de ce texte. Un jeune homme qui parcours forêts et vallées à la recherche de son idéal de vie. Son chemin va l'amener à croiser la route des habitants d'un petit village paisible qui sont sous le joug d'un groupe de pillards qui se servent d'eux comme d'un magasin - sauf qu'ils ne paient pas ce qu'ils achètent. Ce qui a un côté pratique, il faut le concéder, mais c'est tout de suite beaucoup moins agréable pour les habitants du village en question...
Jeune héros au coeur vaillant, Zhi Xiang décide de prendre fait et cause pour les habitants.

Et c'est là que le texte devient vraiment intéressant. Non pas par le thème de l'histoire (assez classique au demeurant) mais par les affrontements qui s'y déroulent.

On sent bien que Romain maîtrise son univers (sa ludographie parle d'elle-même de toutes façons). Et ce qui est parfaitement probant, c'est qu'il arrive à décrire les nombreux combats qui émanent le récit avec un lyrisme totalement visuel et donc d'une facilité de compréhension, même pour le lecteur néophyte, assez bluffante.

A la lecture des différents "fights" qui parsèment les 35 pages, j'avais l'impression de regarder un épisode de Dragon Ball Z.
Alors ok, la comparaison peut paraître étrange mais je m'explique : Les combats de ce manga sont d'un spectaculaire qui m'a toujours fasciné, avec des personnages qui font des tours dans les airs et qui assènent 968 coups de poing en 0.04s. Le genre de truc qui fait dire "Ouah".
Ici c'est pareil, et pourtant, avec une difficulté de plus : c'est écrit, et non vu. Passées les quelques premières lignes, les mecs s'animent vraiment devant les yeux et on les voit virevolter dans tous les sens en enchaînant les passes d'armes et autres bottes secrètes. 
Même l'Idéogramme de l'Imprévisibilité devient limpide, l'imagination du lecteur faisant le complément à ce qui est explicité dans le texte pour se faire une représentation épique des mouvement incessants et mortels du jeune chevalier.

Et c'est là ou Romain a gagné son pari (avec moi en tout cas) car j'attendais le prochain combat avec impatience. J'avoue que je ne suis pas repassé souvent par le lexique du départ, et je faisais fi des quelques termes techniques qui me manquaient dans la lecture. Ça ne me gênait plus. Ce que je voulais c'était le combat suivant pour voir d'autres joutes spectaculaires.  Mais 35 pages c'est 35 pages, donc pas extensibles à l'infini. Dommage, j'aurai bien aimé voir plus de découpages au sabre.

Qui plus est, l'histoire recèle un twist intéressant (j'avoue m'être laissé aller à un "ah ben merde alors...).

Une autre scène m'a évoqué un passage du Tombeau des Lucioles (oui, je sais, je multiplie les analogies, mais je compare avec ce que je connais, hein !) apportant une touche plus douce au récit.

Quant à la fin, elle laisse la porte ouverte à d'autres textes, surtout qu'il y a plusieurs pistes envisageables.

Alors, 7,50€ à la poubelle ou bien ?

Et bien pas du tout. La lecture des 35 pages a gommé toutes les mauvaises idées que j'avais à l'esprit avant de commencer ma lecture. J'ai apprécié le texte au delà de mes espérances, j'ai découvert un univers que je ne connaissais presque pas et j'ai vu des combats qui "déchirent sa mère". Du tout bon, en fait, et pari réussi (et c'était loin d'être gagné, croyez-moi, parce que je suis assez borné sur mes avis).
Si il y a un second opus, je serai un des premiers à me le procurer...

Good Job, Romain !

Après avoir parlé du contenu, j'aimerai juste finir ce petit texte du parlant du contenant.
Aujourd'hui, les livres sont ultra formatés : en gros, c'est soit du grand format soit du poche.

Le Carnoplaste (dont vous trouverez un lien direct vers le site dans la partie appropriée du blog) a choisi un parti pris différent en présentant ses textes dans un format "fascicule".
Ça donne un joli objet, agréable à la prise en main, plus facile à lire qu'un livre de poche, avec une mise en page claire et une police de caractère très douce à l'oeil qui donne à l'ensemble une qualité de réalisation qui n'a rien à envier aux grands éditeurs (au contraire même, la lecture en deux colonnes est particulièrement agréable).

Tout ça fait qu'on a vraiment l'impression d'en avoir pour son argent : un bel écrin pour un joli texte.

Comme quoi, l'originalité existe toujours, et c'est tant mieux !